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Antennes relais : le vrai risque



Antennes relais : le vrai risque
Il en est des peurs comme des tenues vestimentaires : elles répondent à des modes. Ainsi, longtemps en haut des podiums, la crainte inspirée par les antennes relais de téléphonie mobile a été détrônée par l’inquiétude bien plus en vogue représentée par les substances chimiques en tous genres (voir notre sondage). Néanmoins, certains évènements peuvent contribuer à remettre ponctuellement au goût du jour la hantise du téléphone portable et de tous les équipements qui y sont associés. Le rapport présenté la semaine dernière par le député François Brottes, président du Comité opérationnel (Comop) installé après la table ronde du Grenelle des ondes qui s’était tenue en 2009 au ministère de l’Ecologie semble cependant plutôt à contre courant, tendant en effet à attiser une autre peur : celle de ne plus pouvoir téléphoner.

Points atypiques
Les travaux de l’équipe de François Brottes ont plusieurs objectifs et en premier lieu celui de mesurer le taux d’exposition aux radiofréquences des Français. Pour ce faire, dix-sept quartiers représentatifs de l’activité urbaine en France ont été choisis. Les résultats obtenus se sont révélés plutôt rassurants : alors que les seuils limites fixés par la réglementation imposent de ne pas dépasser 41Volts/mètres, les niveaux d’exposition en France oscillent entre 0,1 et 5 V/m. Certes, il existe bien quelques points où l’activité se révèle plus intense mais elle demeure très en deçà des valeurs limites. Ainsi, le rapport de François Brottes parle des situations « atypiques » du XIVème arrondissement de Paris où le niveau d’exposition maximal atteint 5,86 V/m ou encore du cas de Courbevoie où un pic de 8,01 V/m a été mesuré. « Les opérateurs se sont engagés à supprimer ces points dits atypiques » a promis François Brottes.

Une vraie maladie : l’absence de réseau
Doit-on cependant souhaiter réellement que cette promesse soit tenue ? Les résultats du second volet du rapport de François Brottes incitent à s’interroger. Il s’agissait pour l’équipe du député de mener des expérimentations afin d’évaluer les conséquences d’une diminution des émissions des antennes sur la couverture du réseau. Il apparaît qu’elles  seraient loin d’être négligeables et plus faciles à évaluer que des risques très hypothétiques pour la santé. Ainsi, restreindre l’exposition à 0,6 V/m entraînerait une diminution de 82 % de la couverture réseau à l’intérieur des bâtiments du 14ème arrondissement parisien, tandis qu’elle chuterait de 44 % à Grenoble ou encore de 37 % à Grand Champ.

Sparadrap sur une jambe de bois
Il semble donc que la solution d’une diminution du signal d’émission des antennes pour apaiser les craintes des plus anxieux ait fait long feu. En guise de lot de consolation, François Brottes propose d’accroître le pouvoir des maires en amont des projets d’implantation d’une nouvelle antenne relais. Une proposition qui a été assimilée à la « méthode du sparadrap sur la jambe de bois » par les associations Priaterm et Agir pour l’environnement qui reprochent au gouvernement d’enterrer le Grenelle des ondes.


Aurélie Haroche

Source: JIM.fr http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/EE/57/document_actu_pro.phtml


Rédigé le 05/09/2011 à 23:55 modifié le 05/09/2011


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